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« À Toulon, le marché immobilier est très actif »

Publié le 16 juillet 2015

À l’occasion de la publication du baromètre LPI-SeLoger, Fehmy Derouiche, directeur de l’agence iBox, à Toulon, nous fait profiter de son expertise et nous dresse un état des lieux de l’immobilier dans sa ville.

Comment se porte l’immobilier à Toulon ?

Fehmy Derouiche. Le marché immobilier toulonnais est très actif. Ça bouge énormément. Beaucoup de biens se vendent à condition toutefois qu’ils soient au prix du marché. Les seuls à ne pas vendre leur maison ou leur appartement sont les « gourmands » qui ont surestimé leur bien, le plaçant ainsi « hors marché ».

À Toulon, les acquéreurs potentiels se montrent-ils exigeants ?

F.D. Bien sûr. Mais tout est une question de prix. Il est parfaitement possible de présenter un bien, qui nécessite des travaux, si le prix qui en est demandé reste cohérent et en adéquation avec l’état du logement. Et plus le prix de vente d’un bien sera élevé, plus ses prestations devront l’être également.

Quelle est la spécificité du marché du littoral méditerranéen ?

F.D. Il fait bon vivre à Toulon. Outre un ensoleillement annuel exceptionnel et des températures on ne peut plus clémentes, c’est un marché très attractif et doté d’un potentiel exceptionnel. De Barcelone jusqu’à Monaco, les prix au m² sont parmi les moins chers du marché. À Toulon, le m² coûte moins cher qu’à Marseille, à Nice ou encore à Cannes.

Que recherchent les acheteurs qui font appel à vos services ?

F.D. L’une des particularités du marché immobilier à Toulon tient au fait que l’on y trouve aussi bien des résidences secondaires que des résidences principales. Certains de nos clients choisissent Toulon pour y passer une retraite dorée, d’autres pour investir dans le locatif et enfin d’autres parce qu’ils y travaillent… bref, on trouve de tout à Toulon. À la différence de villes comme Cannes ou Nice où la part de résidences secondaires est prépondérante et où il est plus compliqué de faire de l’investissement locatif.

La « vue sur la mer » fait-elle partie des désidératas de vos clients ?

F.D. Dans notre agence de Toulon, la vue sur la mer n’est jamais demandée pour la simple raison que les biens proposés sont pour la plupart des appartements haussmanniens situés dans le centre ville. En revanche, pour ce qui est de notre agence du Mourillon, il est vrai que pour un client sur deux, avoir vue sur la mer – ou tout au moins être proche de la mer – demeure une priorité.

Quelle est la tendance, en termes de prix, à Toulon ?

F.D. Depuis les trois, quatre dernières années, le marché s’est considérablement stabilisé. Voire a eu tendance à baisser.

Quel volume de transactions avez-vous eu à gérer depuis le début de l’année ?

F.D. De janvier à fin-mai, l’agence iBox a réalisé un peu plus de 100 ventes immobilières. Comme je vous l’indiquais, à Toulon et aux alentours, le marché de l’immobilier est très actif.

Quel est l’état du marché à La Valette-du-Var ?

F.D. C’est un quartier limitrophe de Toulon où il fait bon vivre et qui me tient particulièrement à cœur. Non seulement, j’y suis né mais j’y habite. La ville de La Valette-du-Var est particulièrement appréciée pour son calme et son petit côté « village », avec ses nombreux commerces de proximité, son église, son équipe de rugby, etc. Sans compter que la construction prochaine de l’un des plus grands centres commerciaux et de loisirs d’Europe booste considérablement l’attractivité de La Valette-du-Var.

Qui achète à Toulon ?

F.D. La palette est très large. Parmi nos clients, nous comptons aussi bien des primo-accédants qui étaient en location que des retraités, des secundo-accédants qui ont vendu avant d’acheter à Toulon ou encore des investisseurs.

Quelle est la part de clients étrangers dans votre clientèle ?

F.D. Elle est encore relativement faible à Toulon. En revanche, on trouve des Allemands et des Hollandais du côté de Saint-Tropez et de La Londe-les-Maures. Voire dans le Haut-Var.

Quel est le prix au m² à Toulon ?

F.D. Tout dépend de l’emplacement. Du côté de l’hyper-centre et de la Vieille Ville de Toulon, au sud du Boulevard de Strasbourg, il faut compter entre 1 500 et 1 600 € du m². Dans la Haute Ville et toute la partie haussmannienne de Toulon, le prix au m² passe à 2 000/2 300 €.

Et à La Valette-du-Var ?

F.D. On est sur des prix qui oscillent entre 2 800 et 3 000 € du m².

À Toulon, quels sont les quartiers les plus prisés ?

F.D. Le Cap Brun, le Mourillon, la Mitre, la Serinette. Tout ce secteur très proche de la mer est extrêmement recherché. Au Mourillon, la fourchette se situe entre 3 000 et 3 500 du m². C’est un quartier très recherché.

Quel budget faut-il prévoir pour acquérir une maison de 100 m² avec un bout de jardin à Toulon ou aux alentours ?

F.D. Pour ce type de produits, il faut compter entre 280 000 et 300 000 €.

Sur quel quartier conseilleriez-vous à un investisseur de parier ?

F.D. Tout dépend du budget. Pour un « petit » budget, je l’orienterais vers un appartement de faible surface dans le centre-ville de Toulon. La demande locative étant forte, il trouvera sans peine des locataires. Pour du « patrimonial », c’est-à-dire un bien dans lequel l’investisseur habitera un jour, je conseillerais de rechercher vers Toulon-Ouest : la Valette-du-Var, Serinette, etc. Mais il peut aussi être intéressant d’investir dans la périphérie de Toulon, comme dans le quartier du Pont-du-Las, par exemple. Le m² coûte entre 1 800 et 2 000 €, ou du côté du Bas-Faron. C’est un peu plus cher mais c’est un quartier très agréable.

Les grands appartements mettent-ils plus de temps à se vendre que les petites surfaces ?

F.D. À Toulon, les « petits » et les « gros » prix de vente sont ceux qui partent le plus vite. Jusqu’à 150 000 €, la demande est très forte. De 150 000 € jusqu’à 210 000 €, ça devient un peu plus compliqué parce qu’on se retrouve avec beaucoup de biens. Et au-delà, les grands appartements ou les grosses maisons situés dans les beaux quartiers se vendent également très bien car ils sont très recherchés par nos clients les plus fortunés. Pour ce type de biens, il faut compter entre 600 000 et 1 500 000 €.

© seloger Xavier Beaunieux